Le RCIA a été fondé en 2021 à partir d’un constat précis : le secteur alimentaire canadien avait besoin d’un réseau national pour connecter une industrie qui fonctionnait en vase clos depuis des décennies.
Ce constat s’est avéré juste. La communauté compte maintenant plus de 8 500 membres — et en accueille plus de 150 chaque mois — avec une représentation de toutes les provinces, de toutes les parties de la chaîne de valeur et de toutes les étapes de développement, des jeunes entreprises précommercialisation aux transformateurs dont le chiffre d’affaires atteint plusieurs milliards de dollars.
Voici un aperçu plus détaillé de ce à quoi ressemble ce réseau après cinq ans.
Le réseau en chiffres
La communauté du RCIA couvre l’ensemble de la chaîne de valeur alimentaire : fabricants, transformateurs, distributeurs, exploitants, entreprises technologiques, bailleurs de fonds, chercheurs et innovateurs. YODL, la plateforme communautaire du RCIA, est discrètement devenue l’un des carrefours d’affaires alimentaires les plus actifs au pays. Elle enregistre plus de quatre cent mille pages vues uniques par année, jusqu’à 1 500 connexions uniques de membres par mois, et plus de 8 000 publications et contributions individuelles depuis 2022.
Pour un nombre croissant d’entreprises alimentaires canadiennes, YODL est le premier endroit où elles se tournent lorsqu’elles cherchent un collaborateur, un cotraitant ou un deuxième avis sur une nouvelle idée.
Soutenir les organisations membres en créant des liens
Le tissu conjonctif de la communauté du RCIA, c’est notre équipe de directrices et directeurs régionaux de l’innovation, qui a soutenu plus de 2 200 organisations depuis 2021. Leur travail se résume difficilement : il peut prendre la forme d’un appel avec une fondatrice à Halifax qui cherche un cotraitant, d’une mise en relation chaleureuse entre une jeune entreprise en croissance et la personne d’expérience qui finira par diriger sa stratégie de mise en marché, ou encore d’un lien créé entre deux entreprises de provinces différentes qui travaillent sur des problèmes connexes et qui gagneraient probablement à se connaître.
Les DRI facilitent les relations qui mènent à des partenariats commerciaux et à de nouveaux clients. Crush Dynamics a été présentée à A&W pour une occasion liée à la formulation. La société de logiciels de chaîne d’approvisionnement Owl Solutions a rencontré RDJ Bakeries, l’un des plus grands fabricants commerciaux de craquelins au pays. Innodal et Index Biosystems, deux entreprises œuvrant dans des créneaux très différents de l’innovation en salubrité alimentaire, ont formé un partenariat stratégique après que le RCIA les a mises en relation. Lorsque Laplace Robotics a eu besoin d’un leadership expérimenté pour sa stratégie de mise en marché, le RCIA a trouvé la personne-conseil qui est devenue sa cheffe du développement de projets.
Le RCIA aide aussi les entreprises à accéder au capital. Par exemple, Food Cycle Science a rencontré Power Sustainable Lios par l’entremise du RCIA — une relation qui a mené à l’un des investissements stratégiques les plus importants que nous ayons vus dans le secteur canadien des technologies alimentaires. Les liens avec le milieu universitaire sont tout aussi profonds : le Smart Kitchen de Holland College, le Food and Beverage Innovation Centre de Niagara College, NAIT, UBC Food Science, le Food Research and Innovation Lab de Conestoga et de nombreux autres établissements ont été mis en relation avec des partenaires de l’industrie partout au pays, faisant progresser les partenariats et aidant les chercheurs à commercialiser de la PI créée au Canada.
Ce ne sont pas les liens qui font l’objet de communiqués de presse. Mais ce sont eux qui finissent par façonner la trajectoire d’une entreprise.
La suite
Le secteur canadien des aliments et des boissons représente une industrie de 150 milliards de dollars, composée en très grande majorité de petites et moyennes entreprises. La plupart n’ont pas de service de R-D. Plusieurs n’ont pas de réseau au-delà de leur région ou de leur chaîne d’approvisionnement immédiate. Pendant des décennies, cet isolement faisait simplement partie du fonctionnement de l’industrie : chacun résolvait les mêmes problèmes de son côté, souvent sans savoir qu’une personne à trois provinces de distance avait la solution dont il avait besoin.
C’est l’écart de capacité que le RCIA a été créé pour combler. Cinq ans et 8 500 membres plus tard, la question n’est plus de savoir si le réseau était nécessaire. Elle est de savoir jusqu’où nous pouvons aller ensemble.